10 raisons de lire shantaram en INDE

1. Pour son Incipit.

Mais qu'est-ce que donc que cela ? L'incipit est la première phrase d'un roman, celle qui donne l'allure et qui embarque le lecteur… où pas. Celle de Shantaram donne le ton et une leçon de vie aussi. Je me surprends régulièrement à retourner feuilleter cette page et à chaque fois c'est le même sentiment qui m'habite : « Putain, c'est trop beau! ».

2. Parce que c'est autobiographique.

C'est vraiment, ce qui rend ce livre unique, c'est qu'il s'agit de l'histoire personnelle de Gregory David Roberts. Forcément, une histoire comme celle-ci quand elle est vraie, prend encore plus d'épaisseur et renforce notre empathie à l'égard de notre romancier. Évadé d'une prison d'Australie, il rejoint l'Inde sans trop savoir ce qu'il va bien pouvoir y faire. De fil en aiguille, de rencontres en aventures, il retisse les liens d'une vie sociale.

3. Pour l'Inde.

Qu'on adore ou que l'on déteste, voyager en Inde, c'est un trip dans un ascenseur émotionnel. Et cette Inde décrite par l'auteur se dévoile page après page généreuse, violente, immense, spirituelle, fraternelle, pauvre, riche, joyeuse. Pis l'Inde c'est aussi ces histoires incroyables (notamment l'histoire d'un ours), surréelles que l'on peine à croire et qui semblent ici presque banales. Après avoir lu Shantaram vous rêverez d'un baiser sur une plage de Goa, d'un déjeuner chez Léopold ou d'une virée en moto.

4. Pour les 1001 vies de Lin Baba.

C'est peu dire que notre héro a endossé plusieurs costumes dans sa vie: taulard, écrivain, homme de main de la mafia, guerrier, docteur, chauffeur, philosophe, héroïnomane et d'autres que j'oublie. Dans le bouquin, chaque aspect de ses vies y sont racontés et certains vous scotchent comme le récit d'un sevrage à la drogue particulièrement glaçant.

5. Pour le personnage de Prabaker.

Personnage rond, capable de sourire de 1000 façons différentes, Prabaker est pour moi le personnage le plus attachant des amis de Lin, un genre de bisounours indien. Il officie d'abord comme guide puis permet à Lin de s'installer dans le bidonville. Prabu a quelques rêves comme devenir chauffeur de taxi, épouser la fille qu'il aime et franchement il le mérite, car il exercice une amitié loyale et bienveillante envers Lin.

6 .Parce que l'auteur en a chié pour nous délivrer son récit.

Certain écrivains ont la chance d'écrire dans un cadre propice à la dissertation. Ce fût vachement moins le cas pour Gregory David Roberts, car le moins qu'on puisse dire c'est qu'il a galéré. Non pas qu'il lui fût compliqué d'écrire, mais parce que c'est en prison qu'il entreprît l'écriture de Shantaram et que par deux fois, les gardiens lui prirent son manuscrit et le détruire. Rien que pour l’effort de recommencer, on lui doit bien de mettre notre nez dans ce bouquin.

7. Parce que y a du Style dans chaque phrase

Une bonne histoire c'est cool, bien écrite c'est encore mieux. Ici, on peut confirmer que Roberts sait se servir de sa plume pour fournir presque à chaque page une figure de style qui fait mouche. J'aime particulièrement « Un homme politique, c'est un homme qui te promet un pont, même quand il n y a pas de rivière» presque du Coluche dans le texte. Sa griffe illustre avec brio son histoire, comme lorsqu’il décrit sa cavale : « Chaque jour, quand vous êtes en cavale, représente la totalité de votre existence. Chaque minute de liberté est une histoire qui se termine bien. ». Le livre est truffé de citations de ce genre, c’est excellent.

8. Parce que y a des histoires dans l'histoire.

Avec ses 900 pages, vous me direz ça peut-être long comme lecture. Certes, je réponds, mais avec ses 1001 vies, c'est un flot d'aventures incessant qui s'égraine le temps de ta lecture. Ici on parle d'évasions, de prisons, de deux hommes peints en bleus qui élèvent un ours, d'une fille aux yeux vert, d'une pègre qui philosophe sur le sens de la vie, de cette chienne de drogue, des amis, de chez Léopold, de la vie, de la mort, d'une épidémie de choléra, d'une mystérieuse madame Zhou, de Bollywood, d'une guerre en Afghanistan.

9. Parce qu'un jour y aura le film Shantaram.

Bon pour l'instant c'est qu'un projet et qui en plus tarde un peu à se mettre en route. Toujours est-il que ce sera l'occasion de dire : « ah ouais, je l'ai lu, c'est une histoire vraie. Le mec à une vie de fou. » pis en sortant de la séance vous pourrez ajouter « Le livre est tellement mieux ». Cette histoire de film est un vieux serpent de mer, on sait que la Warner a les droits, que Johnny Depp  fan du livre devait jouer le rôle de Lin Baba mais  finalement Joël Hedgerton serait l'acteur principal. Mais malgré l'attente suscité auprès des fans, on ne voit toujours rien venir.

10. Parce qu'il vous donnera l'envie de voyager en Inde.

En tout cas, on l'espère ! Pour y être allé, je vous conseil de vous y rendre et pourquoi pas en 2017 ? L'Inde qui se dévoile dans Shantaram, n'est pas l'Inde du Taj Mahal, c'est l'Inde humaine, celle de gens modestes pour ne pas dire pauvres. C'est l'Inde des possibles. Il y réussit son évasion, à y refaire sa vie en bien des façons. J'ai rencontré bien des voyageurs épuisés de voyager en Inde après quinze jours et d'autres perpétuellement ébahis de cette expérience. Ce que nous dit Shantaram c'est qu'il faut donner du temps et une chance à ce pays de vous séduire car les bonnes surprises sont permanentes dans ce pays.

L’avis du bricovoyageur.

Shantaram est une lecture que je vous recommande de lire en Inde ou ailleurs ! Que vous soyez baroudeur, mafieux ou simplement curieux. La vie de l'auteur est pleine d'enseignements, qu'il peine parfois à comprendre lui-même, ce qui est paradoxal. Roberts a su développer un culte autour de son œuvre tout en gardant de nombreux mystères sur sa personne. À notre époque, on appelle ça un exploit. C'est le portrait d'un homme aux ressources infinies qui au propre comme au figuré n'arrête pas de se battre, qui a su pardonné et c'est en cela qu'il est admirable.

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Commentaires : 1
  • #1

    Marion (jeudi, 23 février 2017 21:52)

    Moi qui avais déjà envie de le lire, il m'a fallu me plonger dedans juste après avoir terminé cette critique. Rendez-vous dans 871 pages...