Épisode 2 : Une Étrange Invitation

Après cette nuit de bus, je me sens aussi frais qu'un banc de sardines qui aurait échoué dans les cales d'un navire soudanais au large de Bornéo. Mais l'aventure n'attend pas, nous nous sommes pas à Munich très longtemps, bravons cette fatigue et visitons, la capitale bavaroise. C'est bien pour cela qu'on est venu.

Munich, c'est un peu la première étape imprévue. Alors pour profiter au mieux de Munich, il nous faut un plan. avoir un plan. avoir un plan. Même Homer Simpson aurait validé cette To Do List. Fort de cette nouvelle capacité, on upgrade notre traveler level de 1 à 2. 

A 13 heures ça commence à creuser, on essaye le hot-dog local, pas chère, gras, qui colle pas aux dents et qui file pas la chiasse,  parfait. 

Le hot-dog local, pas chère, gras, qui  colle pas aux dents et qui file pas le chiasse.
Le hot-dog local, pas chère, gras, qui  colle pas aux dents et qui file pas le chiasse.

Les sacs sont lourds à l'image de nos blagues qui frôlent parfois le néant !! J’agrémente le trek urbain d'un pharmacie challenge, je me mets en quête du fameux Tiphym VI. Malgré la gentillesse des coupes chiasses allemands mes trois jours de quêtes resteront infructueux, reste donc Prague, Vienne et Istanbul comme derniers espoirs. Du point de vue organisationnel, c'est quand même pas terrible, partir en ayant pas fait tout ses vaccins, frôle la stupidité. Il faut dire que la stupidité et moi, on se tutoie depuis des années et que jusqu'ici ni elle, ni moi n'avons prit l'ascendant sur l'autre. 

 

17 heures approchant, il nous faut nous rendre chez José notre hôte pour deux nuits. José est tout ce qu'il y a de plus sympathique. Nous discutons, et il nous offre de cuisiner un déjeuner typiquement bavarois le lendemain. Nous acceptons et cuisinerons le soir pour remercier notre nouvel ami de son accueil. Une bonne tournée de pâtes carbo, avec un coup ou deux de pif fera l'affaire.  

 

Nous envoyons nos premières demandes de coachsurfing pour Prague.

Une réponse arrive, une étrange invitation d'un certain Bébert. Il semble nous inviter à une soirée Wifi, tout le monde sans fil. Ce n'est pas trop notre truc à nous, on préfère continuer à prendre des râteaux.

Voici ce que nous dit, Bébert le Praguois : 
J'ai une place dans le canapé et la deuxième, c'est dans mon lit. Sinon, c'est sur le sol qu'il faut dormir. On n'hésite pas longtemps, et répondons que nous ne pourrons pas venir, nous n'avons pas de sacs de couchage.
Pas à court d'idées, il propose qu'on passe la nuit tous les trois ensembles dans son paddock. La fraternité ayant ses limites, nous déclinons cette proposition de rapprochement fraternel. 


Voilà, ça fait pas deux jours qu'on est parti et Flo fête déjà son anniversaire. On vote pour Hofbrähaus brasserie munichoise traditionnelle. Le mot d'ordre ici, c est EIN MASS, soit un litre. Je parle de bière évidemment. Je parle de bière évidemment. J'offre à Flo son premier Bretzel d'anniversaire, je le sens ému.

L'émotion d'une bière et d'un bretzel d'anniversaire.
L'émotion d'une bière et d'un bretzel d'anniversaire.

Nous hésitons à prendre une seconde bière et c'est via Flo que la voix de la sagesse s'exprima. Il faut se montrer sage, dépenser avec intelligence notre monnaie et c'est Florian grandi d'un année supplémentaire comme illuminé de la sagesse de bouddha, nous incita à prendre la bonne décision :

 

On verra bien qui du foie ou du porte-monnaie craque le premier. Yes Flo, I think we have a gentlemen agreement.


 Nous ratons le dernier métro, je demande a un taxi le prix pour OkteberStrass et ne sait pas ou c'est. Je lui dis que s'il ne sait pas, ca lui sert a rien d etre taxi. Flo m'apprend que notre coachsurfing est de toute façon à OkterStrass et qu'à part nous faire perdre de l'argent prendre le taxi pour Okteberstrasse ne nous aurait pas servit à grand chose.


Plus de boire que de déboires, la soirée est considérée et validée comme un succès. Reste une dernière épreuve, réussir à ouvrir la porte de l'appart où l'on crèche. Les serrures allemandes étant différentes  des françaises on arrive pas à ouvrir cette foutue porte. Voilà l'explication technique, l'explication logique, c'est qu'on est con. Toujours est-il qu'on va pas passer la nuit sur le paillasson, en plus y en a qu'un et on est deux.

C'est la nuit noire, et je vois deux jeunes filles qui passent dans la rue et là y a challenge. Comment demander à une jeune adolescente de bien vouloir, nous montrer, comment ouvrir notre porte sans passer pour un détraqué potentiel. Je vous préviens tout de suite que courir un filet de bave à la bouche en hurlant « Fuck, fuck, fuck » comme dans un sketch de Jonathan Lambert vous mènera à l'échec, mais que ça peut avoir le mérite d'être drôle tant qu'on n'est pas la victime !


On va jouer l’honnêteté, « Salut, on est un peu con avec mon pote, on ne sait pas ouvrir les portes allemandes ». Trente secondes plus tard la porte s'ouvre, comme notre savoir qui accueille sans honte notre nouvelle capacité « Savoir ouvrir une porte allemande » avec joie. Avec ça, on passe facile traveler level 3 !

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